Importance d’Internet pour l’ouverture à l’international

Internet, et en particulier la publicité en ligne, est aujourd’hui le premier outil utilisé par les PME-PMI françaises pour promouvoir leur activité à l’étranger. Telle est l’une des principales conclusions de l’enquête réalisée en juillet 2006 par Opinionway, pour le compte d’Europages, auprès de 1.030 entreprises françaises réalisant des exportations et ayant un site Web. 75 % d’entre elles déclarent en effet avoir utilisé la publicité sur Internet pour promouvoir leurs activités à l’international. Cette forme de communication devance la participation aux salons ou aux foires (55 % des réponses) et les actions de marketing direct (29 %).

Cette stratégie ne concerne toutefois pas toutes les entreprises de la même manière. Elle est surtout le fait des plus importantes (200 salariés et plus) et de celles prévoyant une croissance de leur chiffre d’affaires à l’export. Dans le premier cas, 83 % des PME de plus de 200 salariés déclarent avoir utilisé la publicité en ligne au cours de l’année écoulée, tandis que dans le second, elles sont 80 % à faire cette réponse. Autre particularité de ces sociétés : leur siège social est plus souvent situé dans le Nord-Ouest de la France.

Le terme publicité sur Internet a cependant une acceptation particulière pour les PME. Il s’agit moins d’actions publicitaires sur des supports online tiers, que le simple fait d’avoir un site Web. Interrogées sur la nature des supports de leurs actions de publicité online, une écrasante majorité, 96 %, répondent « sur leur site Web ». Les moteurs de recherche n’arrivent qu’en deuxième position avec 18 % des réponses, devant les annuaires des professionnels imprimés (6 %) ou encore les sites ou portails BtoB (4 %) et ceux des fédérations ou des syndicats professionnels (3 %).

Bien que la communication online des PME françaises soit relativement restrictive, puisqu’elle passe essentiellement par les sites Web des entreprises, celle-ci apparaît relativement efficace. 32 % des sociétés interrogées estiment en effet que leur site Web est le moyen le plus efficace pour promouvoir leurs activités à l’étranger, soit un point de plus que les foires et salons qui recueillent 31 % des suffrages et 18 points de plus que les visites directes (14 %).

Une efficacité qui s’explique sans doute par la part des contacts spontanés apportés par le Web. En effet, selon l’observatoire d’Europages, Internet apporte chaque année une part significative de nouveaux clients. 46 % des entreprises étrangères qui contactent spontanément les PME françaises le font suite à une recherche sur Internet, et 5 % après une recherche sur les annuaires professionnels en ligne. Plus de doute : le développement des PME-PMI françaises à l’international passe désormais en grande partie par Internet.

(Source = JDN)

E-commerce : des perspectives réjouissantes pour l’Europe

263 milliards de chiffre d’affaires en 2011. Les prévisions de Forrester Research confirment la bonne santé du e-commerce en Europe. Un secteur porté par la croissance du nombre d’acheteurs et la diversification des offres de produits.

Forrester Research livre une série de prévisions très optimistes pour le e-commerce en Europe. Selon ses estimations, «100 millions d’acheteurs européens en ligne dépenseront en moyenne 1.000 euros chacun, et feront franchir la barre des 100 milliards d’euros à l’e-commerce» en 2006.

Cette croissance ne devrait d’ailleurs pas ralentir d’ici à 2011. À cette date, les ventes en lignes en Europe auront plus que doublé, pour atteindre 263 milliards d’euros. Le nombre d’acheteurs européens dépassera 174 millions, pour un panier moyen annuel de 1.500 euros estime l’institut de recherche.

Dans ce contexte, la France restera l’un des pays les plus dynamiques: le volume des ventes devrait plus que tripler entre 2006 et 2011, pour atteindre 39 milliards d’euros. Selon les données fournies par la Fevad (Fédération des entreprises de vente à distance) en début d’année, 2005 avait déjà battu des records, avec un chiffre d’affaires de 8,7 milliards d’euros, soit une progression de 53% par rapport à 2004.

  • Le e-tourisme a toujours le vent en poupe

En volume de ventes, l’Hexagone restera toutefois derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Le chiffre d’affaires pour ces deux pays atteindra respectivement 76 et 62 milliards d’euros, selon Forrester.

Tous secteurs confondus, celui du voyage en ligne confirmera sa position dominante. «Aujourd’hui, un tiers des euros, livres ou couronnes dépensés sur le web sont consacrés à la réservation de voyages touristiques», explique Jaap Favier, directeur de recherche pour les marchés de la consommation chez Forrester Research. Les dépenses de voyages en ligne devraient atteindre 77 milliards d’euros en 2011, soit une progression de 133%.

Les ventes de textile devraient aussi connaître une forte croissance. «Les vêtements verront leur chiffre d’affaires en ligne exploser, de 10 milliards en 2006 à 31 milliards en 2011», poursuit Jaap Favier, en particulier grâce aux Vépécistes comme La Redoute qui «affinent leur méthodes de relation client, vieilles de plusieurs décennies, pour l’internet».

De plus en plus avertis, les cyberacheteurs devraient élargir aussi la gamme de leurs achats. «À titre d’exemple, les ventes en ligne d’alcool et de matériel sportif sont celles qui connaîtront la plus forte croissance au cours des cinq prochaines années (respectivement 283% et 245%). Même si ensemble, elles représenteront à peine 4% des achats totaux en ligne».

E-commerce : quelques chiffres

Le chiffre d’affaires du commerce en ligne en France devrait atteindre 12,1 milliards d’euros en 2006, selon les chiffres publiés aujourd’hui par la Fevad (Fédération des entreprises de vente à distance). Il était de 8,7 milliards de revenus en 2005 (hors produits financiers). Le secteur devrait par conséquent afficher une croissance soutenue de l’ordre de 39%.

Cette croissance, de l’ordre de 39%, s’accompagne d’une augmentation des créations d’emplois. Entre 2004 et 2006, les effectifs dans le commerce en ligne ont progressé de plus de 61%, pour s’établir à 15.500 postes cette année. D’ici 2008, ils devraient encore s’étoffer de 29%, prévoit la Fevad.

«En 2008, l’e-commerce devrait dépasser la barre des 20 milliards d’euros, à 21 milliards, et en 2010, nous atteindrons 32,8 milliards d’euros», a déclaré selon l’AFP Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, au cours d’une conférence de presse.

Source : Zdnet France