Petites réflexions
Quelques réflexions sur le ecommerce en général.
L’e-commerce offre de très vastes et magnifiques opportunités, c’est dit. Avec une croissance prévisionnelle de 20 à 25%/an sur les 5 prochaines années, et plus sur certains secteurs, il y a une vraie autoroute, c’est prouvé. C’est un canal de distribution qui va considérablement s’élargir et sous 5 ans 2 européens sur 3 achèteront régulièrement via Internet. Ce n’est pas une hypothèse, mais une certitude basée sur un principle simple : quand en quelques clics on apporte aux consommateurs un vaste choix, des conseils judicieux, un service sans faille, le tout dans un environnement de vente agréable et fluide, ça marche. Et maintenant que chaque foyer ou presque a son PC connecté en haut débit à Internet, le creuset est bien là et il est large : de l’Australie au Panama, vos clients sont là.
Il y a par ailleurs excessivement peu de vrais e-commerçants qui comprennent toute la complexité et les impératifs de ce métier, et qui l’aiment réellement. Le e-commerce est à la croisée entre le Commerce, l’Internet et la VPC, avec à la fois le mindset, la chaîne de valeur et les techniques des 3 à reprendre. Rarissime sont ceux qui comprennent l’ensemble de la chaîne de valeur, ont une sensibilité ou des compétences sur ces 3 domaines à la fois, savent arbitrer les ressources et les allouer efficacement au bon moment, et savent recruter les personnes adéquates.
Dans l’e-commerce, ce n’est pas seulement la technologie - le côté “e” - qui est spécifique, mais tout un ensemble de choses. Réduire la spécificité de l’e-commerce à la seule dimension technologique est une erreur à ne pas faire : les compétences informatiques requises sont faibles, l’âme du commerçant doit quant à elle être grande.
L’état d’esprit à adopter dans l’e-commerce est avant tout un état d’esprit “commerce” !
Dans de très nombreux business (web ou pas d’ailleurs) drivés par la technologie et la recherche (ie Google), il y a avant tout des coûts fixes et à partir du moment où le seuil de break-even est atteint, la rentabilité marginale est énorme. Dans ce contexte, le seul vrai impératif, le seul vrai levier clé de rentabilité est logiquement de booster le CA. On est naturellement moins regardant sur les coûts fixes, et on ne traque pas en permanence les coûts variables.
C’est à la fois l’inverse et plus complexe dans l’e-commerce : comme dans le commerce traditionnel, c’est un monde où il faut être frugal et obsédé par ses coûts. Le commerce ne s’accomode pas de trains de vie dispendieux, l’un des impératifs est de constamment chercher à réduire tous ses coûts, fixes de fonctionnement comme variables. Il faut être systématiquement malin et créatif pour imaginer les meilleure solutions en terme de coûts.
Et en parallèle, un commerçant doit avoir une grosse niak, il vit intensément sous une pression constante, car il doit tous les jours aller chercher son chiffre d’affaires qui va dépendre de ce qu’il met sur les étagères comme de l’efficacité de sa politique promotionnelle vs ses concurrents. Et cela est aussi un travail quotidien nécessitant une réactivité immédiate mais tant de satisfaction.
Finalement, il faut, et il suffit, pour réussir dans le e-commerce, que vous soyez tout simplement un bon commerçant.